Découvrez l'histoire de Moana

Le tourisme peut avoir des effets négatifs sur la faune marine

Dans la passe de Tiputa, à Rangiroa, le spectacle est saisissant : des dizaines de grands dauphins évoluent en liberté, surfant sur le courant, jouant dans les vagues qui se forment au passage entre lagon et océan. Un ballet naturel, fascinant à observer.

Mais cette liberté est chaque jour un peu plus menacée. Palanquées de plongeurs, va-et-vient incessant de bateaux : la pression humaine sur ce site exceptionnel ne cesse de grandir, et les dauphins en paient le prix.

Le constat est sans appel : depuis 2010, 17% des dauphins identifiés dans la passe ont disparu. Plus préoccupant encore, certains nouveau-nés, approchés et manipulés trop jeunes, développent des comportements anormaux qui les mettent directement en danger : perte de méfiance envers l’homme, désorientation, prises de risques inutiles face aux bateaux.

Pourtant, la loi polynésienne est limpide : il est interdit de toucher un dauphin, de chercher à l’attirer, ou de modifier de quelque façon que ce soit son comportement naturel. Une réglementation pensée pour préserver ces animaux sauvages… mais trop souvent ignorée sur le terrain. Nombre d’excursions de plongée laissent moniteurs et élèves interagir librement avec les dauphins, multipliant les contacts au mépris des règles censées les protéger.

Ces associations ont besoin de vous

La Fondation Anavai lance une collecte pour aider l’association Dauphins de Rangiroa à créer une bande dessinée de sensibilisation aux impacts du tourisme sur les dauphins de la passe de Tiputa.

Son héroïne, Moana, s’inspire des grands dauphins qui vivent dans la zone. Son histoire sera traduite en 4 langues et largement diffusée : version numérique, posters, autocollants avec QR code.

Leurs objectifs ?

  • Rendre accessible à tous une réalité encore trop méconnue
  • Créer un outil simple, attractif, facile à partager

Plus nous serons nombreux à être informés plus nous comprendrons les dauphins et plus nous parviendrons à les protéger.
Cela passe par des dons pour la création de cet outil indispensable mais aussi par le choix des activités que l’on choisit de réaliser sur place.