Le dernier Eden d’Afrique
Le Gabon est l’un des pays les plus forestiers et les moins peuplés d’Afrique, près de 88 % de son territoire est couvert de forêt tropicale, faisant de lui l’un des poumons verts les plus importants du bassin du Congo et de la planète. Avec seulement 2,3 millions d’habitants pour un pays de la taille du Royaume-Uni, la pression humaine sur les écosystèmes y est remarquablement faible.
En 2002, le Gabon a fait un geste politique fort en créant un réseau de 13 parcs nationaux couvrant plus de 11 % de son territoire, une décision qui a transformé le pays en l’une des destinations de conservation les plus importantes d’Afrique centrale. Le Parc National de Lopé, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des rares endroits au monde où forêt équatoriale et savane se rencontrent, créant une mosaïque d’habitats d’une richesse exceptionnelle pour les éléphants de forêt, les gorilles des plaines, les buffles de forêt et les mandrill, le plus grand singe du monde par la taille.
La façade Atlantique du Gabon est une autre révélation. Les plages de sable de la côte gabonaise sont parmi les plus importantes d’Afrique pour la ponte des tortues luth, les plus grandes tortues marines du monde. Chaque année, des baleines à bosse viennent mettre bas dans les eaux gabonaises, et les forêts côtières servent de terrain de jeu aux éléphants de forêt qui descendent parfois jusqu’à la plage, une image iconique et rarissime que le Gabon est l’un des seuls endroits au monde à offrir.
Voyager au Gabon de manière responsable, c’est participer à un tourisme encore embryonnaire dans un pays qui a choisi la conservation avant le développement touristique de masse et qui mérite que les voyageurs qui le découvrent soient à la hauteur de cet engagement.
Suite en cours d’écriture…