À la rencontre de l’Albanie
Bien-être animal
Bien-être humain
Biodiversité préservée
Le secret des Balkans
L’Albanie est la dernière grande frontière du tourisme responsable en Europe. Longtemps isolée par un régime communiste parmi les plus fermés du monde, elle s’est ouverte aux voyageurs avec une lenteur qui a paradoxalement préservé une nature et une culture d’une authenticité rare sur un continent où le tourisme de masse a souvent tout nivelé.
Les Alpes albanaises, les Bjeshkët e Namuna, littéralement les « Montagnes maudites », sont l’un des massifs les plus sauvages et les moins fréquentés d’Europe. Leurs sommets déchiquetés, leurs vallées encaissées et leurs villages de pierre perchés sur des éperons rocheux forment un paysage d’une beauté brute et verticale qui évoque davantage le Haut-Atlas ou le Caucase que les Alpes touristiques. Le Parc National de Valbona et la randonnée de la vallée de Valbona à Theth sont devenus des références mondiales de la randonnée sauvage en Europe, avec des refuges tenus par des familles locales qui pratiquent une hospitalité généreuse et authentique.
Sur le plan de la biodiversité, l’Albanie est d’une richesse méconnue. Le lac de Shkodra, partagé avec le Monténégro, est un site ornithologique d’importance européenne, avec des colonies de pélicans frisés, de pygargues à queue blanche et d’une centaine d’autres espèces d’oiseaux. Le lac d’Ohrid, partagé avec la Macédoine du Nord et classé au double patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des plus anciens lacs du monde et abrite des espèces endémiques uniques, dont la truite d’Ohrid et une faune de mollusques qui n’existe nulle part ailleurs.
Voyager en Albanie de manière responsable, c’est être l’un des premiers et s’assurer que ce privilège s’accompagne d’une éthique. Choisir les guesthouses familiales plutôt que les hôtels internationaux, randonner avec des guides locaux des Alpes albanaises, respecter le Kanun : code coutumier ancestral qui régit les relations sociales dans les villages de montagne et comprendre que ce pays, au seuil de son ouverture touristique, a tout à gagner d’un tourisme lent et respectueux, et tout à perdre d’un afflux non maîtrisé.
Suite en cours d’écriture…


